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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 12:40

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

 

Avant d’entrer directement sur le budget du Conseil général, vous me permettrez de revenir rapidement sur ce que vous dites de la situation nationale.

Dans votre rapport, vous indiquez que le Gouvernement pour stimuler la croissance a mis l’accent « sur la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat ».

 

Vous avez sans doute confondu avec l’Allemagne, Monsieur le Président.

 

Car en France, les impôts n’ont cessé d’augmenter depuis 18 mois, touchant les entreprises et les particuliers. De la hausse de la TVA au 1er janvier, à l’augmentation de l’impôt sur le revenu de 9 Français sur 10, en passant par la révision des barèmes et la diminution du quotient familial, votre Gouvernement s’est attaqué aux Français de manière inédite piochant dans leur poche près de 20 milliards d’euros.

 

Dans le même temps, décidant d’assommer définitivement la compétitivité de nos entreprises, votre Gouvernement n’a cessé d’augmenter les charges sociales et les impositions de toutes natures, ne manquant jamais d’imagination pour taxer tout ce qui bouge.

 

Toutes ces augmentations n’ont qu’un objectif : financer toujours plus de dépenses publiques.

 

Pour essayer de présenter un budget national en baisse, l’État socialiste (malgré les promesses du candidat Hollande) ne diminue donc pas ses dépenses, il préfère diminuer considérablement, 1,5 milliard d’euros, ses dotations aux collectivités.

J’ajoute que comme la Cour des Comptes ou la Commission Européenne, les diminutions de dépenses annoncées par l’État sont fictives et non détaillées ce qui laisse l’ensemble des observateurs plus que perplexes.

 

Venons-en à la situation de notre collectivité.

Comme toujours, vous ajustez les recettes aux dépenses.

Cette année vous essayez bien de diminuer certains budgets, tant mieux vous progressez. Mais, paradoxalement, vous diminuez les budgets des compétences obligatoires (personnes âgées -2.15% ; collèges -9% ; éducation -2.2% ; le transport scolaire -4.7%...). Dans le même temps les dépenses de personnel augmentent de 5% à + 10 millions d’euros.

 

Les dotations de l’État baissent de près de 10 millions d’euros avec -3,5 % et bien que le social augmente de 11 %, ce qui uniquement pour ce volet nous fait un écart de 27 à 28 millions d’euros.

 

Conséquence : l’épargne brute fond comme neige au soleil, - 30%, et la dette augmentera en 2014.

Le Conseil général vit donc au-dessus de ses moyens dans un contexte national tendu et il conviendrait d’avoir le courage de remettre en cause les politiques volontaristes pour répondre à Monsieur BOLO.

 

Je ne reviens pas sur votre silence coupable sur l’augmentation des droits de mutation. Pas plus que sur votre silence partisan lié au « désengagement considérable de l’État » qui depuis que les dotations baissent a été rebaptisé « contribution volontaire au redressement de la France ». Rien ne vous arrête.

 

Il faudra donc à un moment donné, s’interroger au local comme au national sur l’avenir.

Ma conviction, c’est que cet avenir passe par un recentrage des collectivités sur leurs compétences obligatoires, par une diminution des dépenses de fonctionnement et donc le non-remplacement de tous les agents partant à la retraite, par la stabilité fiscale, par la spécialisation des collectivités avec une collectivité en charge de l’éducation, une du développement économique et donc la fin de la clause de compétence générale.

 

Pour survivre, nos collectivités doivent procéder à une révolution. Car la dépense publique doit diminuer. Nous n’avons pas d’autres choix si nous voulons de la croissance, de la richesse et de l’emploi.

 

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

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Published by Groupe Démocratie 44 - dans Interventions au Conseil général
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