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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 09:16

Pour essayer de présenter un budget 2014 en baisse, le Gouvernement va annoncer une diminution de 1,5 milliards de ses dépenses.

 

Cette annonce ne sera qu’un trompe l’œil. En effet, cette somme sera enlevée aux dotations attribuées par l’État aux collectivités locales. En réalité donc, le train de vie de l’État ne diminuera pas.

 

Avec cette diminution des aides de l’État, les dépenses des collectivités vont-elles diminuer ? On pourrait le penser. Car face à moins de recettes, une bonne gestion devrait déboucher sur de moindres dépenses. Il n’en sera rien car le Gouvernement a tout prévu.

 

Pour compenser la baisse de ces aides, l’État a autorisé les départements à augmenter les impôts locaux et principalement les droits de mutation.

 

Ces droits sont dus par toute personne achetant un bien immobilier à usage professionnel ou d’habitation.

 

Aujourd’hui, le taux maximal est plafonné à 3.8%. Le département de Loire Atlantique applique ce taux après l’avoir augmenté en 2011 de 0.2 points.

Cet impôt devrait rapporter 165 millions d’euros au département en 2013.

 

Demain, le taux maximum sera porté à 4,5%. En prenant la même base que l’année 2013, le Département percevrait 195,4 millions d’euros en 2014. 30 millions d’euros de plus de recettes, financées par le contribuable, et qui viendront largement compenser la diminution des aides de l’État.

 

Ainsi, pour un bien acheté 200 000 €, le nouveau propriétaire devra payer 1 400 € de plus. Soit un total de 11 400 € d’impôts versés pour l’achat d’un bien contre 10 000 € aujourd’hui.

 

 

Alors que le marché de l’immobilier est dans une situation critique, que les habitants de Loire Atlantique sont accablés par les augmentations successives de la fiscalité nationale, régionale, et départementale, la hausse des droits de mutation est une mauvaise nouvelle supplémentaire.

 

Plutôt que d’augmenter sans cesse ses impôts et tarifs (taxe foncière, droits de mutation, tarifs des transports Lila…), le Conseil général de Loire Atlantique devrait enfin prendre conscience de la situation très inquiétante du Pays et diminuer ses dépenses.

 

Aussi, lors du vote du budget fin décembre, les élus Démocratie 44 s’opposeront à toute augmentation des impôts locaux, bien conscients du ras-le-bol fiscal des habitants de Loire Atlantique.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 08:32

La loi relative à l’élection des conseillers départementaux a été adoptée le 17 mai 2013. Cette dernière prévoit la transformation du Conseil Général en Conseil Départemental, le renouvellement total en une seule fois tous les 6 ans de l’assemblée, et la création de binômes paritaires pour les futurs cantons.

 

Le Gouvernement a chargé les Préfets de procéder au redécoupage des cantons.

 

En Loire Atlantique, comme dans tous les départements, les inquiétudes sont grandes.

 

Sous couvert de garantir la parité dans les Départements, objectif légitime et partagé, le Gouvernement impose un redécoupage général des cantons qui marginalisera les cantons ruraux. Pourtant, la République repose sur l’égalité des hommes et des territoires.

 

Concrètement, en Loire Atlantique, il y aura lors des prochaines élections 31 cantons (contre 59 aujourd’hui), soit 62 élus (contre 59 aujourd’hui).

Chaque canton disposant de deux élus, de sexe différent, le Gouvernement va donc créer de nouveaux postes d’élus avec de nouvelles dépenses publiques en perspective.

 

De plus, avec le nouveau système, le monopole de la Métropole est entériné au détriment des territoires ruraux. A elles seules, Nantes Métropole et l’agglomération de Saint-Nazaire compteront la moitié des Conseillers Départementaux.

La loi modifiant le mode de scrutin a également prévu de transformer Nantes en Métropole, c’est-à-dire de confier à l’agglomération nantaise les compétences du Département.

 

Chose inédite donc, les Conseillers Départementaux élus sur la Métropole seront majoritaires au Conseil Général alors que le Conseil Général n’aura aucune compétence sur la Métropole.

On voudrait faire disparaître les territoires ruraux, qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

 

En outre, le redécoupage des cantons va affecter les populations.

Aujourd’hui, les services publics sont organisés sur la base des cantons. Or, la question de l’organisation des territoires ruraux (gendarmerie, collège, centre d’incendie et de secours, bureau de Poste…), qui est intimement liée à l’existence des cantons, n’a pas été traitée, ce que le Groupe Démocratie 44 regrette. Le redécoupage voulu par le Gouvernement risque de faire perdre leurs services publics à plus de la moitié des 4 000 chefs lieux de cantons actuels. Pour des raisons électorales, le Gouvernement raye d’un trait de plume l’aménagement du territoire et l’égalité des citoyens.

 

Si les inquiétudes sont fortes, c’est principalement parce que les critères du redécoupage ne sont pas connus. Sans critère objectif, comment empêcher un charcutage réalisé au profit d’un parti politique ?

 

C’est pourquoi, le Groupe Démocratie 44 exige que le Gouvernement applique des règles objectives, publiques et que le Préfet associe l’ensemble des élus départementaux.

 

Il convient de respecter les territoires en privilégiant, selon les départements et leurs réalités spécifiques, le regroupement des cantons existants, le respect des intercommunalités, des circonscriptions, des arrondissements ainsi que l’équilibre des villes et des campagnes.

 

Les prochaines élections départementales auront lieu en mars 2015. Il est grand temps que les cantons soient définis pour que les populations et les élus sachent à quel territoire ils seront rattachés.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:31

La prise en charge de la dépendance liée aux personnes âgées et handicapées est une compétence prioritaire du département et elle doit le rester. Le Conseil Général a élargi ses actions à d’autres compétences facultatives, telles que le tourisme, la culture, le sport, sans encore véritablement « prioriser » ses dépenses. Et pourtant, l’allongement croissant de la durée de la vie va entraîner de nouvelles dépenses à prévoir sur le long terme.

 

Le groupe Démocratie 44 attend avec impatience le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement qui tarde malgré les promesses du Président de la République. Le budget départemental doit être réadapté et les aides aux personnes âgées et handicapées doivent être revues à la hausse.

 

Le Groupe Démocratie 44 continue de travailler sur le sujet et reste une force de proposition. Il faut tout d’abord, prévenir la dépendance : en développant la recherche clinique et appliquée dans le domaine de la gériatrie, en organisant des consultations de prévention vers les populations les plus vulnérables, en engageant des mesures incitatives au plan national et local en faveur de l’activité physique des seniors.

 

Les élus Démocratie 44 plaident pour privilégier le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie qui le souhaitent. Par ailleurs, pour celles qui sont en établissements, les tarifs de jour doivent être mieux encadrés, car trop élevés. Les listes d’attente sont de plus en plus longues, comme par exemple, à Moisdon-la Rivière, pour les demandes de placement en unité Alzheimer.

 

De même, pourquoi le département ne proposerait-t-il pas des logements adaptés à la colocation entre personnes âgées et n’incite-t-il pas à ce nouveau type de mode de vie, favorisant l’entraide et luttant contre l’isolement ? Autre sujet, les aidants familiaux demandent à être soutenus par le département, car ce mode d’accueil pourtant économique et sécurisant, trop rare en Loire Atlantique, ne bénéficie d’aucun statut et d’aucun suivi.

 

Concernant le handicap, les listes d’attente des accueils en établissement ne cessent de se rallonger et tout comme les demandes de placements en foyer de vie. Le nombre de places doit être revu à la hausse, de même que le nombre de foyers spécialisés dans l’autisme encore trop restreint. Beaucoup de demandes de ce type ne sont pas honorées laissant les familles les plus en difficulté dans un profond désarroi.

 

Les membres du groupe Démocratie 44 savent bien que nous sommes dans une période de restriction budgétaire, mais restent persuadés que la politique liée à la dépendance et au handicap doit rester une priorité dans le budget du département. Prendre en charge la dépendance, c’est prendre soin de tous les citoyens de notre République, et se faire le porte-voix d’une population souvent vulnérable et silencieuse.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 08:20

Alors que la crise s’amplifie, que le chômage explose, que la dette n’en finit plus d’augmenter, l’État et les collectivités locales ont une double responsabilité à assumer avec détermination.

 

Tout d’abord, assurer la limitation des dépenses publiques. Le seul moyen de relancer la machine économique, de redonner de la compétitivité à nos entreprises, de relancer les créations nettes d’emplois, de rendre du pouvoir d’achat à nos concitoyens, est de diminuer fortement la dépense publique et donc de faire des choix

 

Ensuite, l’État et les collectivités doivent miser, sans hésitation, sur l’éducation de notre jeunesse. Car la jeunesse de France est l’avenir de notre Pays.

 

De ce point de vue, la réforme des rythmes scolaires constitue un enjeu. Cette réforme nécessaire sur le fond mais contestée sur la forme, ne doit pas faire oublier que l’enjeu dépasse largement la question des simples horaires de classes dans la journée. Le vrai sujet, c’est le projet éducatif qui sera proposé à nos élèves.

Le défi à relever est de faire en sorte que cette réforme soit bénéfique pour tous les élèves, du plus doué au plus en difficulté. Pour favoriser l’équité entre les élèves, le Conseil général doit s’impliquer aux côtés des communes pour financer ce surcoût important.

 

De plus, nous entendons trop peu la notion de projet éducatif dans les collectivités qui ont fait le choix d’une application dès 2013 de la réforme. Le temps libéré chaque jour ne doit pas être un temps de garde sans activité, sans projet. Là encore, le Conseil général doit accompagner les communes dans la définition et l’organisation des Temps d’Activités Périscolaires.

 

Par ailleurs, le Conseil général est en charge des collèges et des collégiens. Là encore, de vrais défis sont à relever.

 

Des dizaines de milliers de jeunes sortent chaque année sans aucune qualification, ni diplôme. Cela n’est pas acceptable. Le devoir des collectivités est de renforcer les liens avec l’entreprise, de valoriser les filières professionnalisantes.

 

C’est tout le sens de la proposition du Groupe Démocratie 44 consistant à conditionner les aides, aux entreprises qui accueillent des élèves de Loire Atlantique en stage, en apprentissage, en alternance… dans leurs structures.

 

Notre modèle éducatif dispose de marges de progrès importantes. Les élus Démocratie 44 tiennent à rendre hommage à tous les acteurs de l’éducation qui se battent chaque jour pour que nos enfants apprennent, progressent. Les élus Démocratie 44 n’oublient pas que les premiers responsables de l’éducation des enfants sont les parents.

 

Mais les collectivités ont aussi un rôle d’accompagnement, de soutien à jouer auprès des parents n’ayant pas toutes les clefs pour venir en aide à leurs enfants.

 

L’éducation de nos jeunes doit être une grande cause nationale.

 

En Loire Atlantique aussi, des progrès sont à réaliser. Il ne suffit pas, même si cela est indispensable, de construire de nouveaux établissements ou de rénover les anciens collèges. Les activités extrascolaires, le projet éducatif, l’accompagnement des parents, les relations école / entreprises doivent être l’objet de toutes les attentions de la collectivité.

L’éducation doit être au cœur de nos politiques publiques.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:32

Lors du Comité des Finances locales en date du 12 février 2013, le Gouvernement a confirmé que la diminution des concours financiers de l’État aux collectivités allait doubler sur deux ans pour atteindre 4,5 milliards d’euros d’ici à 2015.

 

Alors que le précédent Gouvernement appliquait un gel des dotations de l’État, provoquant la colère des exécutifs socialistes, le Département parlant d’asphyxie des collectivités, l’actuel Gouvernement leur impose un coup de massue sans précédent. La majorité socialiste du Conseil général reste particulièrement silencieuse face à cette attaque en règle contre les collectivités.

 

Le Groupe Démocratie 44 dénonce la méthode retenue par le Gouvernement qui annonce des coupes sombres sans aucune concertation malgré l’engagement du président de la République d’élaborer « un pacte de confiance et de solidarité entre l’État et les collectivités garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel » (proposition 54).

 

En imposant ces réductions massives de crédits, alors que les collectivités portent 75% de l’investissement public, le Gouvernement fait peser sur elles son incapacité à faire des économies et à réformer le Pays.

Si les collectivités doivent réduire leurs dépenses de fonctionnement, se recentrer sur leurs compétences obligatoires, comme la Cour des Comptes les y encourage, l’État ne peut les priver de ressources. D’autant plus au moment où le Gouvernement travaille à un nouvel acte de décentralisation transférant de nouvelles compétences aux territoires. Le Gouvernement envisage en effet de faire des Départements les seuls responsables de la politique sociale. Il impose également la réforme des rythmes scolaires qui pèsera sur les dépenses des départements qui financent les transports scolaires. Pourtant, le Gouvernement ne prévoit pas de nouvelles ressources, ni même de compenser ces transferts de compétences.

 

En agissant de la sorte, le Gouvernement va placer les collectivités, et principalement les Départements qui doivent faire face à une explosion des dépenses sociales, en situation de quasi-faillite.

 

Le Groupe Démocratie 44 demande au Président du Conseil général de réagir au nom de l’intérêt général et de la survie des départements et de demander au Gouvernement de revoir sa copie.

 

Le Gouvernement doit cesser d’augmenter chaque jour les impôts des Français, sans jamais diminuer la dépense publique, et de transférer dans le même temps de nouvelles compétences à des collectivités sans financement.

 

Pour remercier des exécutifs socialistes particulièrement conciliants, ne dénonçant jamais, par solidarité socialiste, les errements de l’actuelle majorité, le Gouvernement essaie de modifier les modes de scrutin de toutes les élections pour s’assurer des majorités.

 

Le Groupe Démocratie 44 dénonce tous les tripatouillages électoraux qui mettent en cause la représentativité des territoires, notamment ruraux, au profit du seul Parti Socialiste.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:31

Même si la courbe du chômage est en dessous de la moyenne nationale en Pays de la Loire et en Loire Atlantique, l’emploi salarié recule, le climat conjoncturel se dégrade et les chiffres du chômage sont en forte augmentation depuis quelques mois.

 

Le Groupe Démocratie 44 soutient toutes les initiatives qui favorisent l’emploi des plus vulnérables, et plus spécifiquement des jeunes et des seniors.

 

Au niveau national, force est de constater que le coût des emplois d’avenir sera de 500 millions d’euros en 2013, puis 1,5 milliard d’euros en année de croisière. De même, les contrats aidés vont coûter deux milliards d’euros à l’Etat … Ces initiatives pourraient être intéressantes, s’il y avait une obligation de formation et si les emplois n’étaient pas créés uniquement dans le secteur non-marchand.

 

Nous souscrivons totalement aux critiques faites par Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes qui pointe l'inefficacité des politiques d'emplois aidés dans le secteur non marchand et qui souligne l'urgence de réformer la politique de la formation professionnelle, qui profite d'abord aux mieux formés et aux plus diplômés.

 

Dans ce contexte difficile, le Département doit soutenir les filières d’avenir telles que : l’éolien offshore, les énergies vertes, et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Favoriser l’embauche dans ces nouvelles filières permettrait d’investir dans des industries d’avenir à une échelle européenne, tout en respectant les enjeux environnementaux. Elles sont d’autant plus intéressantes, qu’elles sont pourvoyeuses d’emploi à tous les niveaux de qualification.

 

Par ailleurs, le Groupe Démocratie 44 apporte tout son soutien aux employés des différentes usines en difficulté, dont notamment : Cycleurope à Machecoul, Arcelor-Mittal de Basse-Indre, Alcatel à Orvault, la société nazairienne SMCO et Focast Atlantic. Le Gouvernement doit adopter de réelles incitations à l’embauche pour les PME, se mobiliser sur le thème de l’emploi et simplifier l’environnement fiscal et réglementaire des entreprises.

 

Il faut aussi conduire une vigoureuse politique de l’offre en utilisant tous les leviers possibles en développant l’apprentissage, l’alternance et la formation continue pour les plus précaires, améliorer le suivi des demandeurs d’emploi, continuer à soutenir le secteur de la recherche-développement et rendre nos territoires plus attractifs.

 

Enfin, nous souhaitons une politique plus ciblée et des politiques incitatives plus encadrées, où les contrats obligeraient à une formation pourvoyeuse d’emplois et où les élus pourraient, par des rapports d’étape, juger de l’efficacité des initiatives.

 

Le Groupe Démocratie 44 n’oublie pas la préoccupation première des Français et des habitants du Département qui touche toutes les générations et toutes les classes sociales. Le Département doit se concentrer sur des mesures pérennes, moins gourmandes en deniers publics et davantage tournées vers l’emploi du secteur privé.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:08

Le Ministre de l’Éducation nationale a présenté début janvier le décret qui instaure quatre jours et demi de classes en maternelle et en primaire.

Présenté au Conseil supérieur de l’Éducation, ce décret a été rejeté par les syndicats enseignants et les représentants de parents d’élèves. L’Association des Maires de France a fait part de ses fortes réserves et demandé une véritable évaluation financière de la réforme. L’assemblée des Départements de France a réclamé que les dépenses supplémentaires soient compensées par l’État.

 

Cette réforme inquiète aussi les élus Démocratie 44.

 

Voulue dans la précipitation, cette réforme ne fait l’objet d’aucune concertation. Pourtant elle aura un coût pour les collectivités, coût que l’État n’a pas prévu, à ce jour, de compenser, et qui sera donc répercuté sur les impôts locaux.

 

Dans le projet de décret, toutes les décisions relèvent des directeurs académiques des services de l’Éducation nationale. A l’heure où le Gouvernement parle de lancer une nouvelle étape de la décentralisation, il est paradoxal de ne pas laisser davantage de liberté aux communes et aux Départements.

 

Le Conseil général est chargé des transports scolaires dans le département, hors Nantes Métropole et CARENE. La mise en place des circuits, des horaires, des cars, relève de décisions du Département. Le Département est donc particulièrement concerné par cette réforme qui prévoit une demi-journée supplémentaire, le mercredi matin ou par dérogation le samedi matin.

 

Il est indispensable que le Conseil général ait son mot à dire. Car comment gérer les transports scolaires si toutes les communes ne choisissent pas la même demi-journée de cours supplémentaire ? Comment gérer les transports scolaires si certaines écoles appliquent la réforme au 1er septembre 2013 et d’autres au 1er septembre 2014 ?

 

Pour ces raisons, les élus Démocratie 44 demandent que la réforme des rythmes scolaires entre en application à la même date pour toutes les écoles de Loire Atlantique. Pour ce faire, le groupe Démocratie 44 souhaite que le Conseil général consulte l’ensemble des 221 communes pour connaître leurs décisions. Ceci permettra de définir dans la concertation la date d’entrée en vigueur de la réforme. La Ville de Nantes qui a d’ores et déjà annoncé la mise en œuvre de la réforme au 1er septembre 2013 doit se rappeler qu’elle n’est pas seule et que d’autres communes existent, beaucoup moins riches, ne disposant pas de plus de 4 500 agents municipaux, ni de très nombreux équipements sportifs, culturels, périscolaires…

 

La ½ journée d’enseignement supplémentaire chaque semaine va nécessiter le recrutement d’agents municipaux supplémentaires pour :

-         assurer un encadrement plus long (1h30) le midi,

-         occuper les enfants en activités périscolaires à partir de 15h30…

Il faudra parfois construire des équipements sportifs et culturels supplémentaires pour accueillir les enfants et pour répondre aux besoins de ces mêmes enfants qui, sur leur temps libre, exercent des activités que les clubs sportifs, les associations répartissaient sur la journée entière du mercredi, activités qu’elles devront concentrer sur le seul après-midi.

 

De très nombreuses questions restent posées.

 

La réforme des rythmes scolaires nécessite du temps, de la cohérence et de la concertation. L’évolution de notre modèle éducatif exige une ambition forte.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:03

L’utilité du nouvel aéroport situé à Notre-Dame-des-Landes continue à alimenter les débats.

 

Pourtant, ce projet n’en est plus un. Le débat a eu lieu. Il s’est conclu en 2008 par la déclaration d’utilité publique, l’annonce de la compatibilité de l’aéroport avec le Grenelle de l’environnement, la signature du contrat de concession avec Vinci en 2010, l’arrêté préfectoral lançant les opérations préalables mi-2011 et le rejet des principaux recours contestant cette opération. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase opérationnelle. Les travaux de la route d’accès vont débuter dans quelques jours.

 

Depuis plusieurs semaines, une poignée d’opposants au projet, pour la plupart non originaires de Loire Atlantique, multiplie les actes de violence et opère une radicalisation extrêmement inquiétante que les élus Démocratie 44 dénoncent fermement.

 

Si chacun a légitimement le droit d’être favorable ou opposé au transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, il est en revanche inacceptable de contourner les règles de droit, de détruire des routes, de saccager des matériels de travaux, d’abattre des arbres, d’occuper illégalement des habitations privées, de s’en prendre physiquement aux personnels et aux forces de l’ordre… Si chacun peut avoir un avis sur ce dossier, tout le monde doit être respectueux des décisions prises dans un cadre démocratique.

 

Les récents actes de violence sont parfaitement inadmissibles.

 

La contestation violente, qui s’apparente parfois à des phénomènes de guérilla, ne peut en aucun cas être cautionnée par le silence des élus. Une telle attitude serait anti-républicaine.

 

C’est pourquoi les élus Démocratie 44 regrettent et dénoncent la venue de personnalités nationales, extérieures au département.

Leur présence ne fait qu’aggraver la situation et qu’augmenter la tension sur place.

 

Les élus Démocratie 44 rappellent que dans leur très grande majorité, les actes violents et criminels sont commis par des personnes extérieures au département ou au territoire national. Les habitants, les agriculteurs qui vivent en permanence sur place sont les victimes de ces agissements.

 

Aujourd’hui, il est urgent que le Gouvernement et le Premier ministre rétablissent l’ordre républicain dans cette partie de la Loire Atlantique.

 

Il est indispensable que le Gouvernement affirme sa position, se prononce sur l’avancée du projet et accélère sa réalisation. Car le Grand Ouest a besoin de cet aéroport !
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:32

En cette rentrée, le Groupe Démocratie 44 n’oublie pas le rôle essentiel des agriculteurs dans le dynamisme de nos territoires. Il soutient d’autant plus ces forces vives que pour tenir et gérer une exploitation, le niveau de compétence requis est de plus en plus élevé et les engagements financiers de plus en  plus conséquents.

 

La fête de l’Agriculture qui a eu lieu, les 1er et 2 septembre à Pontchâteau, témoigne de la vitalité de la profession agricole et de l’intérêt de la population pour les enjeux alimentaires. Cette fête a été une belle réussite et a rassemblé plus de 30 000 personnes.

 

Le Groupe reste néanmoins inquiet et donc vigilant sur les dossiers à venir que traite le nouveau gouvernement. Il est favorable au maintien du dispositif et au niveau d’aide à l’installation des jeunes agriculteurs.

Il se positionne contre toutes suppressions de réduction des charges patronales sur les travailleurs saisonniers.

 

Par ailleurs, dans un territoire ligérien en plein développement, le Groupe Démocratie 44 préconise la maîtrise de la consommation de l’espace, pour que la pression foncière soit jugulée et que la périurbanisation ne se développe pas au détriment de nos surfaces agricoles de qualité. De même, le Groupe encourage la mise en place d’outils de protection renforcée comme les ZAP (zone agricole protégée) et les PEAN.

 

De même, le Groupe souhaite alerter le Département sur un problème prégnant pour tous les agriculteurs : le stockage de l’eau. Les agriculteurs ne peuvent que constater une diminution de l'eau issue des précipitations, entraînant une diminution des rendements pour les céréaliers et pour les éleveurs. Pour pérenniser les rendements, une solution revient souvent et semble être validée par les experts agricoles : le stockage de l'eau l'hiver pour irriguer le printemps et l'été.

 

Lors des dernières sessions du Conseil général, les élus du Groupe Démocratie 44 ont déposé un vœu contre la libéralisation des droits de plantation de la vigne et restent actifs sur toutes les initiatives visant à lutter contre cette mesure. La Commission Européenne semble enfin prendre conscience du problème. La mobilisation de tous les politiques, par delà les clivages, est essentielle.

 

Enfin, ils ont soutenu la manifestation du 10 septembre organisée par les syndicats agricoles visant à rationaliser et à rendre cohérentes les réglementations qui pèsent sur le monde agricole pour en faciliter l’application.

 

Une fois de plus, le Groupe Démocratie 44 démontre son soutien envers le monde agricole et rappelle les rôles multiples de ces professionnels sur notre alimentation, sur l’aménagement du territoire avec des méthodes soucieuses de la protection de notre environnement.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:29

 

L’étude sur l’évolution des effectifs en collèges publics sur le secteur nord ouest du département à l’horizon 2015-2020 a confirmé l’analyse faite par le Groupe Démocratie 44.

 

Aujourd’hui, les collèges publics de Pontchâteau, Savenay, Guémené-Penfao sont saturés. En 2015, les collèges d’Herbignac, de Cordemais, de Missillac, de Donges ou de Saint-Joachim devraient atteindre leur capacité maximale d’accueil. Dans le même temps, des collèges du secteur resteront en sous-effectifs (Trignac, Guérande).

 

Face à ces constats, considérant que l’éducation est une compétence obligatoire du Conseil général, le Groupe Démocratie 44 demande la mise en place d’un plan collège ambitieux.

 

Sur ce secteur très large du département, les élus du Groupe Démocratie 44 demandent : la création d’un nouveau collège à Pontchâteau ; la reconstruction d’un collège 500 à Guémené-Penfao ou la réhabilitation et l’extension du collège Bellevue ; la construction d’un nouveau collège à Savenay ; la réhabilitation du collège d’Herbignac ; l’extension du collège de Missillac…

 

Ces opérations doivent s’accompagner d’une réflexion et d’une redéfinition claire, cohérente et pérenne de la carte scolaire.

 

La future carte scolaire devra respecter les bassins de vie et d’emploi des familles.

 

À ce titre, les élus Démocratie 44 souhaitent que le collège de rattachement des élèves de Saint-André-des-Eaux soit décidé en parfaite concertation avec les familles et la commune.

 

Enfin, construire, réhabiliter, faire des extensions d’établissements a un coût pour la collectivité. Aujourd’hui, les départements doivent faire des économies. Pour mémoire, un collège neuf, aux normes environnementales, coûte en moyenne 14 millions d’euros.

 

Dans ce contexte, et sachant que certains collèges, notamment à Nantes, sont en sous-effectifs voire perdent des effectifs chaque année, les élus Démocratie 44 demandent une rationalisation de l’offre scolaire.

 

15 collèges, peut être bientôt 16 avec la construction d’un nouvel établissement à l’est de Nantes alors que le nombre de collégiens ne cesse de diminuer Les élus Démocratie 44 demandent qu’une étude visant le regroupement de certains établissements soit lancée. L’exemple de Saint-Nazaire où deux collèges fusionnent est à suivre puisqu’il permet de limiter les coûts de fonctionnement et la dépense publique tout en améliorant le service rendu aux collégiens et les conditions de travail des personnels.

 

Une étude d’effectifs sur le secteur sud ouest du département doit également être lancée rapidement afin de disposer enfin de l’ensemble des données pour tout le département.

 

Tribune publiée dans l'édition de mars 2012 du magazine départemental

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