Blog des élus du Groupe Démocratie 44 du Conseil général de Loire Atlantique
La réponse satellite. Trois opérateurs proposent désormais une offre par satellite. La formule présente des limites : le débit n'est pas garanti en période de forte sollicitation. La
technologie ne permet pas l'offre triple (internet, téléphonie, télévision). Le volume mensuel de données échangées est limité à 2 Go ou 2,4 Go. Insuffisant pour qui veut transférer de gros
fichiers, accéder à la télévision à la demande. « La formule répond aux besoins de base, et ce n'est pas une offre au rabais », estime le vice-président du conseil
général, Hervé Bocher, en charge du dossier.
L'aide à l'installation. Le conseil général est prêt à prendre en charge l'installation du matériel par une entreprise spécialisée (environ 159 €). Les familles intéressées supportent
l'abonnement mensuel (34,90 €) et les frais d'accès au réseau (50 €). Parmi les foyers concernés, un sur deux pourrait être intéressé, estime le conseil général, soit 3 000 foyers.
Il dégage donc une somme de 500 000 €.
Pourquoi ce choix ? Contrairement à d'autres Départements, le conseil général n'a pas voulu s'embarquer dans de gros travaux d'équipement, préférant attendre de voir comment évoluent les
technologies. « Nous avons eu raison. Alors qu'ils ont payé de grosses factures, d'autres départements sont désormais au même stade que nous », affirme le président
Mareschal. Et puis, ce n'était pas forcément sa priorité. L'arrivée du satellite lui permet de répondre partiellement au problème et à moindre frais : 500 000 € au lieu de
8 millions d'euros. À ceux qui lui reprochent de laisser une fracture numérique, Hervé Bocher répond : « La vraie fracture, c'est cette moitié des foyers, qui pourrait se
raccorder et ne le fait pas, faute de moyens financiers ».
Les réserves des élus. Yvon Mahé salue une « avancée », mais, nuance : « Ce n'est pas forcément la solution idéale ».
Chantal Leduc-Bouchaud doute que la formule réponde aux besoins. Remarque partagée par Roger David pour lequel « d'autres choix sont possibles. » Il pointe la
responsabilité de l'État qui a privatisé France Telecom. « Un progrès », juge Gilles Philippot, qui demande cependant t de regarder là où il est possible d'utiliser
la technologie filaire.
André Trillard est le plus sévère : « Trop cher, pour des prestations limitées. On ne résout
rien. » L'opposant demande un véritable plan d'investissement départemental. Et pour financer la pose des câbles, propose d'utiliser la taxe sur l'électricité des zones rurales.
L'opposition, cependant votera la proposition, « pour ceux qui sont vraiment trop isolés pour pouvoir accéder à la technique filaire. Et en attendant quelque chose de plus
convenable », expliquera André Trillard.