Blog des élus du Groupe Démocratie 44 du Conseil général de Loire Atlantique
Naudières : danger pour les piétons
Depuis le terminus de la ligne 90, située à l'entrée ouest du bourg de Sautron, de nombreux piétons longent la route départementale pour
rejoindre le parc des Naudières.
Fossé, branchages, herbes hautes ou mouillées rendent inaccessibles les bordures. Il n'est pas rare que l'automobiliste croise sur sa voie des groupes d'enfants ou des familles avec poussettes,
un comportement qui n'est évidemmenet pas sans risque. Cette route totalise plus de 5 000 passages par jour dont 250 camions. Le prolongement de la ligne 90 ne peut se faire. Ce service n'est pas
assuré par la Communauté urbaine au-delà du panneau d'entrée dans l'agglomération de Sautron. Et les horaires des transports Lila ne correspondent pas aux heures fréquentation...
Lors de la séance du 9 juin dernier, le conseil municipal a approuvé à l'unanimité l'envoi d'une motion au Conseil général de Loire Atlantique, propriétaire et gestionnaire de la RD 965 pour lui
demander de procéder à l'aménagement d'un cheminement piétonnier le long de cette voie jusqu'à l'intersection de la route des Naudières. "L'accès est dangereux pour les piétons. Pour moi
la sécurité des personnes n'a pas de prix" insiste Marie-Cécile Gessant, Maire de Sautron.
A ce jour, la motion est restée sans réponse. Le correspondant du Conseil général est en vacances. Aucune décision donc, s'il y en a une, elle ne sera sans doute pas prise avant la rentrée. Le
maire ne comprend pas cette "sourde oreille". Depuis 10 mois, les demandes de rendez-vous auprès de la collectiviité départementale sont demeurées vaines. Des éléments ont été
recueillis par voie de presse et dans le cadre d'un compte-rendu technique. Il est précisé : "Le Conseil général confirme qu'il n'est pas de sa compétence de réaliser des
cheminements piétons sur les voies départementales. Cette demande résulte de l'urbanisation de la commune, c'est donc à elle de lprendre en charge les aménagements éventuels".
'Une provocation inacceptable au vu de la typologie des lieux" a opposé l'adjoint à l'urbanisme.
La commune a déjà réalisé à ses frais 400 m de voies avec éclairage pour permettre aux enfants scolarisés de rejoindre la Joallière. Il reste à prendre en charge 1 km, chiffré par Nantes
Métropole à 150 000 €.
Joseph Parpaillon, conseiller général du canton, solidaire de l'action municipale, prône une "concertation avec le département et Nantes Métropole".
L'espoir d'uine ouverture
avec une participation de tous les intervenants n'est pas à exclure. Il reste à connaître les délais et la volonté d'en débattre.
Ouest France 23/07/2009