Blog des élus du Groupe Démocratie 44 du Conseil général de Loire Atlantique
Lors du dernier conseil municipal avant la trêve estivale, les élus de
Haute-Goulaine avaient décidé d'appliquer sans plus attendre les recommandations du Grenelle de l'environnement en matière de restauration scolaire et d'accueil pour les enfants. La rentrée s'est
faite sous le sceau du bio.
Jean-Claude Daubisse, Rachel Sauvètre et Josette Scouarnec dans la cuisine centrale
A l'occasion du renouvellement des marchés de restauration pour une durée de quatre ans, la municipailté a décidé de lancer un appel d'offres unique sur la base d'un cahier des charges
incluant les préconisations du Grenelle de l'environnement qui prévoit 20% d'alimentation bio d'ici à 2012 dans la restauration collective. "Nous avons eu quelques difficultés à formuler
cette exigence afin de recevoir des propositions parfaitements comparables de la part des soumissionnaires. Nous avons eu l'idée de fixer un repas bio par semaine sur les quatre servis en
restauration scolaire. Cela nous place immédiatement sur un niveau de 25% à rapprocher de l'objectif de 20% à l'horizon 2012 retenu par le Grenelle", explique Jean-Claude
Daubisse, le Maire.
"A ce sujet, nous sommes vraiment dans la logique du développement durable puisque les aliments doivent provenir d'une filière courte et que nous avons inclus des exigences
complémentaires en matière de recyclage des emballages et de produits d'entretien par exemple. Les produits doivent être régionaux, mais aussi labellisés et de saison. La viande est uniquement
d'origine française".
La restauration bio s'est concrétisée durant les vacances scolaires au niveau du centre de loisirs et du multi-accueil. Depuis la rentrée, les écoles publiques et privées de Haute-Goulaine
bénéficient de cette mesure. La société de restauration diffuse une lettre d'information Récré-assiette qui s'adresse autant aux parents qu'aux enfants. Les menus y sont programmés
jusqu'au 23 octobre 2009 et les repas bio apparaissent sur un fond vert. Des conseils diététiques et des suggestions pour le dîner en famille y sont inclus.
Même si la région nantaise est plutôt favorisée en la matière, le tout bio ne serait pas posssible, car la production ne pourrait pas répondre à la demande. "La traçabilité imposée pour les
produits bio nous donne la possibilité d'effectuer les contrôles prévus contractuellement. En ce qui concerne le coût du repas, il enregistre une augmentation d'environ 10%. Pour moitié il s'agit
de la répercussion de l'augmentation des matières premières comme les céréales et pour l'autre moitié du surcoût des produits bio. La commune ne répercute aux familles qu'une partie du prix de
revient des repas. Elle est passée de 2.87 € à 3.10 €" indique Josette Scouarnec, première adjointe pour les affaires scolaires et la communication.
L'hebdo de Sèvre et Maine - 24/09/2009