Blog des élus du Groupe Démocratie 44 du Conseil général de Loire Atlantique
En juin dernier, la controverse autour de la création d'un nouveau collège à
Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a pris de l'ampleur. Entre la carte scolaire et les effectifs saturés du collège Condorcet, une association de parents d'élèves est montée au créneau pour l'ouverture
d'un 2è collège. Les enseignants ont eux menacé de faire grève à la rentrée si l'établissement continuait d'accueillir plus de 600 élèves.
"Je ne pense pas que la menace des professeurs soit mise à exécution" témoigne le principal de Conorcet, Joël Tevenin. "En septembre, 565 élèves devraient franchir nos portes. Nous sommes
complets mais la situation est viable. Nous avons perdu une soixantaine d'élèves du fait de la restructuration de la carte scolaire. Les adolescents habitant à Geneston ont été dirigés vers le
collège d'Aigrefeuille et ceux de Saint-Colomban et de la Limouzinière à Legé. Le collège privé Lamoricière a également récupéré des élèves qui ne voulaient pas être rédirigés".
Malgré tout, le collège Condorcet a du conserver quatre batiments préfabriqués pour accueillir tous les écoliers. Ce qui paraît inacceptable aux yeux du conseiller général du canton de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Stéphan Beaugé. "Le collège est arrivé à
saturation. Nous avons donc lancé une étude démographique sur le Sud-est du département ainsi que sur Saint-Philbert pour prévoir les prochaines rentrées scolaires. Les conclusions devraient être
rendues en mai 2010, et la décision d'en ouvrir un second sera prise à ce moment-là. Pour ma part, je défends l'idée d'un petit collège à proximité de celui existant, proche du bassin de vie de
la population".
Si le premier souci est déviter la saturation du collège Condorcet, l'ouverture d'un second établissement permettrait aux élèves de Saint-Colomban, La Limouzinière ou de Geneston de rester proche
de leur bassin de vie et d'éviter des temps de transport trop longs pour se rendre à l'école.
"Nous défendons un deuxième collège à Saint-Philbert pour la sécurité de nos enfants mais aussi à cause des conséquences de la carte scolaire en matière de déplacements. Les enfants qui se
côtoyaient à l'école primaire se retrouvent séparés après. C'est dommage" regrette Christian Lebossé, membre de l'association des parents d'élèves créée spécifiquement pour ce problème.
Du côté du collège privé Lamoricière, on songe à agrandir pour anticiper l'augmentation du nombre d'élèves. "Cette année, nous serons plus de 700. Nous avons récupéré des élèves de Saint-Colomban
et de la Limouzinière qui ne voulaient pas aller à Legé" explique le principal Patrice Ferré. "Nous ne manquons pas d'espace mais nous n'avons pas le droit d'ouvrir d'autres classes. Nous avons
donc des effectifs saturés, avec 30 écoliers par classe. Pédagogiquement, ce n'est pas bon".
Mais, ce que redoute le plus le principal du collège privé c'est d'être aussi victime de la resectorisation. "Ce qui m'inquiète pour l'avenir, c'est une application stricte de la carte scolaire.
Si tous les élèves des alentours sont redirigés ailleurs qu'à Saint-Philbert, il n'y aura plus de transports scolaires pour eux à terme. Et là, ils ne viendront plus sur la commune, ni dans le
privé, ni dans le public".
Un deuxième collège public à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu soulagerait-il tout le monde finalement ?
Une réunion publique est en tout cas organisée par le conseil général le 10 septembre à 18h à Condorcet dans l'espoir de répondre aux inquiétudes de chacun.
Ouest France - 27/08/2009